FB57 a écrit :trestigres belle scène
FB57 a écrit :trestigres - impressionnant cet engin
FB57 a écrit :trestigres un peu laborieux alors
Dionysos06 a écrit :@trestigres, les deux citations qui suivent me semblent particulièrement correspondre à ce fil (toujours aussi magnifique et réjouissant à lire par ailleurs) :
Honoré de Balzac : “Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard.“ Votre vie, à Victoire et à toi, avec tous les intervenants qui gravitent autour de vous, aurait ravi l'auteur de la “Comédie Humaine“, car c'est (ou ce fut) une comédie à la fois balzacienne et populaire à l'italienne. Une alliance sensuelle et érotique où s'enlacent, en un long boléro flamboyant où le hasard a jeté ses dés les plus coquins, la gravité piquante et introspective de l'écrivain tourangeau et la légèreté enflammée des acteurs masqués vénitiens.
Marcel Proust : “L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au cœur.“ Comme cela vous va bien. Comme cela définit votre recherche incessante des plaisirs jamais vraiment perdus mais à retrouver toujours. Une farandole de petites madeleines plus érotiques les unes que les autres, dissimulées dans des lits où se mêlent et se pénètrent des corps unis par les liens de la passion et du désirs ; et parfois aussi du mariage.
Un fil littéraire et candauliste à la fois, cela est rare et précieux.
Dionysos06 a écrit :@trestigres "Et l'absence de ce qu'on aime, quelque peu qu'elle dure, a toujours trop duré." Je trouve cette citation de Molière particulièrement adaptée à l'état d'esprit de Lison. Elle qui ne rêve que d'un homme vivant tous les jours et toutes les nuits à ses côtés, dispose de trois mâles pour lui faire l'amour mais dont aucun ne vit à plein temps avec elle. Sa frustration éclate au grand jour, et l'enivrement sexuel, pour aussi exquis soit-il, ne peut combler ce vide cruel qui s'accentue avec le passage des ans. Cela lui a beaucoup pesé, et je doute qu'elle s'en soit jamais vraiment remise.
Toutes les scènes décrites ici montrent l'humanité et ses pulsions sont tous les jours possibles (ou presque).
- Le trio entre Victoire, Lison et toi où tu as honoré vaillamment et avec joie les deux femmes de ta vie. Mâle dominant, ou à qui on laisse croire qu'il est, qui rugit de plaisir et marque son territoire dans ce lit qui devient une savane érotique.
- Le plaisir sapphique que Lison et Victoire se sont données. Manifeste féminin et libertaire des deux femmes de ta vie s'acceptant, s'apprivoisant l'une l'autre dans un moment d'intimité sexuelle poussée au bout de la jouissance. Désir aussi de leur part qu'en lionnes coquines libres, elles peuvent, à l'occasion se passer de toi.
- Ton assaut, presque bestial, sur Lison en pleine séance sapphique. Manifeste masculin de frustration sexuelle accumulée et poussée à son paroxysme. Le lion dominant une de ses lionnes, sauvagement, pour lui rappeler que trop d'abstinence altère l'harmonie et libère des hormones difficilement contrôlables.
Je dois avouer que ton attitude lors de cet épisode m'a beaucoup surpris.
Et que finalement Victoire avait de l'amitié et de l'empathie pour Lison puisque c'est elle qui éteint l'appareil.
- Le frère gonflé qui tape l'incruste et joue les coucous en faisant cocu son frère avec sa maîtresse attitrée. Tartufe coquin aux motivations fort peu religieuses, mais éminemment charnelles. Il connaît Lison sur le bout des doigts, et sait qu'elle ne résistera pas à ses avances pour ne pas passer une nuit toute seule.
L'épisode de la brosse à dents est hilarant. Digne d'une pièce d'un Feydeau libertin.
Bref, une magnifique, exquise, profonde, intense Comédie Humaine que tu sais toujours si bien illustrer.
Le tchat Candauliste