- Aujourd’hui, 13:34
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Bonjour,
Merci pour votre soutien.
J'ai mis du temps pour tout écrire et ça a n'était pas gagné pour que ma femme y aille mais bon voila, pour la confrontation c'est fait !
Le jour "J" arriva et nous sommes allés à la gendarmerie.
J'espère que ce n'est jamais arrivé à l'un d'entre vous, car c'est un peu fort en émotions.
Je vais vous raconter comment cela c'est déroulé.
J'avais mon enregistreur dans la poche, j'ai pas tous les dialogues audibles mais la plupart et ça m'a aidé à ne rien oublier sur le déroulé exact.
Nous arrivons et c'est le monsieur gendarme habituel qui nous reçois. Il nous emmène dans un grand bureau ou il y avait une table avec un ordinateur retourné, une chaise devant, deux chaises derrière la première puis comme une troisième rangée avec une seule chaise.
Le gendarme dit à ma femme que son client sera assis sur la chaise la plus proche de l'ordinateur, les 2 chaises derrière feront office de barrière et ma femme sera assise sur la chaise encore derrière. Le client sera loin d'elle et de dos, ils devront se parler sans avoir les regards l'un sur l'autre. J'y avais pas pensé et ça prouve qu'ils ont l'habitude.
Nous partons ensuite dans un autre bureau et le gendarme nous dit qu'on va rester là le temps que le client arrive et aille s'installer. Que pour la confrontation, lui sera là ainsi que la femme gendarme. Qu'ils vont gérer et de ne pas s'inquiéter.
Ma femme demande si je pourrais être avec elle, c'est un oui mais je devrais être encore derrière et interdit d'intervenir. Il me demande fermement si je m'en sens capable. Sinon, ils seraient obligés de me sortir. Je répond que j'aimerais être présent et resterais sage.
On se tenait nos mains moites avec ma femme.
Puis le gendarme nous demande si on avait préparé un peu l'audition et ensuite nous parle du fils du client.
Il avait été convoqué aussi et il lui ont remis les pendules à l'heure de filmer les gens comme cela. Juste un rappel à l'ordre car pas de suites voulues de ma femme et Marc. Mais il nous parle de la loi et j'étais pas bien avec mes enregistrements audio qui me servent pour mes récits...
Bon au moins, le fils c'est pris une engueulade, c'est déjà ça.
Après le gendarme fut assez vague sur le reste.
Le gendarme nous laisse quelques minutes et revient nous chercher ensuite. Ça y est, c'était l'heure.
Alors nous allons dans le grand bureau et la femme gendarme est assise derrière l'ordinateur prête à taper au clavier. Le gendarme que nous connaissions va debout à côté d'elle.
Le client est assis là, sur la première chaise. Derrière lui 2 chaises vides puis celle ou ma femme s'assoie. Un autre jeune gendarme me montre une chaise contre le mur du fond, à un mètre de ma femme, encore derrière. Le jeune gendarme reste debout entre ma femme et moi. Je pense qu'il était surtout là pour moi.
Ça commence et ils parlent au client, il est de dos avec une veste en cuir et de mi-longs cheveux blancs. Effectivement ça n'a pas l'air d'une armoire à glace.
Les gendarmes lui parlent sèchement en lui disant qu'il ne faut pas faire de chantage à la vidéo, filmer les gens à leur insu et des trucs comme ça. Ça dure un moment et on aurait dit qu'ils reprimendaient un ado à l'aide d'articles de loi.
Lui s'exprime après ce sermon et semble tout faire pour ne pas paniquer.
Il dit qu'il flirtait avec ma femme depuis au moins le mois d'avril, qu'il avait amené la vidéo par jalousie. Qu'on lui avait donné cette vidéo tout en accablant son fils, il se dédouane sans remords. Ça fout mal.
Ils demandent ensuite à ma femme sa version et elle dit que c'est faux et qu'elle n'avait jamais eu de relation avec lui avant la vidéo fin août. Que le client était juste lourd en lui demandant tout le temps des rendez-vous en-dehors du travail, qu'il la draguait.
Lui se retourne et se fait immédiatement reprendre par les gendarmes pour se remettre droit dans sa chaise. J'ai vu sa tête pour la première fois, le genre Daniel Guichard. Je l'imaginais plus vieux.
Il monte un peu le ton et réponds qu'elle mentait, qu'ils se tournent autour depuis le mois de mai. Qu'elle essaie de raconter des histoires pour des raisons qu'il ignore. Il joue les victimes d'un complot.
La gendarme lui demande pourquoi elle ferait cela si ce qu'il affirme était vrai.
Il fait un blanc et reparle calmement en disant que peut-être c'était son mari qui était jaloux et qui la poussait à porter plainte par vengeance.
Pas évident de rester stoïque à ce moment là et de se taire surtout !
La gendarme lui demande de lui dire ce qu'il entendait par relation avec elle et il répond qu'elle lui avait tapé dans l'œil dès qu'il l'avait vue la première fois.
Que ensuite il commença à lui dire qu'il la trouvait belle et qu'elle ne semblait pas indifférente.
On le coupe et on s'adresse à ma femme pour lui demander si il lui avait dit ces choses et elle réponds que oui, qu'il avait eu l'air de l'apprécier, qu'il lui faisait des compliments mais que c'était un client donc difficile de l'envoyer bouler. C'était juste des paroles gentilles et elle répète qu'elle n'avait jamais eue de relation avec lui avant fin août.
Lui la coupe par "oui, si !" recommence la manœuvre pour se retourner en se fait reprendre par le gendarme pour rester tourné. Il lui a dit ensuite que de faire des compliments à une femme ne veut pas dire qu'ils sont en couple.
Il répond qu'il n'a pas 12 ans et qu'il sait ce qu'est une relation amoureuse et que lui est tombé amoureux de ma femme au fur et a mesure de leurs rencontres, qu'ils étaient tous les 2 dans la séduction.
La femme gendarme le coupe et lui dit que fin août il débarque avec une vidéo et qu'elle c'est sentie piégée et obligée de sortir le soir même avec lui.
Il dit que c'est elle qui a proposée d'aller boire un verre, pas lui.
Ils parlent ensuite du retour en voiture et leur demandent qui a fait quoi. C'était le bordel et personne ne fut d'accord pour l'embrassade d'abord puis le reste. C'était fouilli et rien n'est ressorti clairement.
Lui reste sur un consentement mutuel de couple et ma femme qu'elle c'était laissée faire car piégée par la vidéo.
Ils demandent ensuite à ma femme en quoi cette vidéo était compromettante et de quoi elle avait peur.
Pas de moi car j'étais présent à cette soirée bien sûr, mais plus vis à vis de ses collègues ou que ce soit mis sur internet.
Ils abordent ensuite le lendemain avec la tenue sexy.
Ma femme dit de nouveau que c'est le client qui lui demandait les choses de manière autoritaire et qu'elle se sentait obligée de les faire.
Lui que c'était elle qui lui avait proposée de la porter, pendant qu'ils buvaient leurs verres la veille.
Ma femme était forte, elle arrivait à suivre et a tenir le cap, je ne la sentais pas faiblir.
Lui revient sur leur pseudo relation d'avant, il dit qu'un jour, il aurait demandé à ma femme de s'habiller sexy pour lui et que 3 jours plus tard, lors de leur rendez-vous suivant elle c'était exécutée, il dit aussi avoir la date exacte du rendez-vous.
Ma femme s'insurge un peu en disant "nan, nan c'est pas ça"
La gendarme: "C'est quoi alors ?"
Ma femme: "En rendez-vous il m'a dit qu'il aimait bien ma tenue d'avant et qu'il serait content de me revoir habillée pareil, la prochaine fois"
La gendarme: "Vous l'avez fait ?"
Ma femme un petit "oui" suivi d'un rapide "mais on a jamais parlé de tenue sexy et autre. Ça va, je me suis juste rhabillée pareil, il c'est fait des films".
Ma femme fini et lui enchaîne en disant qu'elle mentait et qu'un samedi matin, elle savait qu'il venait la voir et qu'elle avait mis un haut totalement transparent exprès, qu'on voyait tout et qu'elles se baissait et se cambrait devant lui pour lui en mettre plein la vue.
Je connais ce haut, abordé et posté ici.
Bien sûr après ces déclarations, ma femme nie et parle de hasard.
Ils passent au lendemain ou ils restent tous les deux sur les "non c'est pas vrai" et racontent chacun leur mâtiné à charge envers l'autre.
Puis le restaurant ou le client réaffirme qu'il y a plusieurs témoins qui peuvent attester de l'implication de ma femme.
Mais suite à investigation, il s'avère que le client est un habitué des lieux donc le personnel n'est pas crédible pour témoigner.
Puis la voiture sur le parking désert. Tout le monde reste sur ses positions aussi et c'est le bazar. Je ne sais pas comment les gendarmes ont fait le tri sur l'ordinateur.
Ils ont débattu longtemps pour savoir si l'homme de l'extérieur était une connaissance du client et pas du reste. La gendarme à dû taper sur la table pour arrêter le brouhaha et rien d'autre fut abordé pour cette soirée.
On en vient à la robe rouge de la dernière histoire. Le client parle longuement et raconte calmement qu'il c'était fait largué après le parking. Qu'il pensait que c'était parce que ma femme avait eue envie de lui et qu'il ne pouvait pas la contenter. Il avoue qu'avec le recul, la proposition qu'elle se montre à un inconnu, n'était peut-être pas une bonne idée finalement. Qu'il l'a regretté car elle avait ensuite mis fin à leur relation.
Mais ma femme le rappelle et il était d'ailleurs étonné et content qu'elle le fasse. Il répète qu'il avait montré son journal d'appel avec le numéro de l'agence de ma femme.
La gendarme demande à ma femme si elle l'avait rappelé et elle nie, pour le numéro de l'agence cela aurait pu être n'importe qui d'autre. Elle n'a jamais rappelée le client, pas avant d'avoir reçue la robe.
Lui reprend son récit sans prendre en compte la réponse de ma femme et continue par dire qu'il était content que cela reprenne et qu'il a eu l'idée d'acheter la robe en cadeau et qu'il lui a demandé sa taille pour l'acheter.
Ma femme nie et dit avoir découvert la robe, qu'il ne fallait pas être sorti de Saint Cyr pour deviner qu'elle portait du S.
Et la gendarme rebondie la dessus en demandant pourquoi elle avait acceptée de revoir son client, porter la robe reçue alors qu'elle avait mis un terme à leur relation.
Ma femme dit avoir appelé le client et qu'elle n'aurait pas du, qu'elle aurait juste du se débarrasser de la robe. Mais elle l'a appelé et le client lui avait juré que c'était la dernière fois, qu'il changerait d'agence et qu'elle n'entendrait plus parler de lui après.
Ma femme dit qu'elle voulait vraiment se débarrasser de lui et que cela lui avait parue logique sur le moment.
La gendarme lui demande après pour le déroulé de la soirée et elle dit qu'ils sont allés chez lui, que le client lui a demandé de se lever et qu'elle se donne en spectacle devant lui. Oui elle l'a fait, c'est sa réponse sans plus de détails.
Sur le après, elle dit qu'ils étaient sur le canapé pour des caresses et embrassades, que cela avait duré un moment.
Sur la question: "Est ce que vous avez été forcée verbalement ou physiquement ?" ma femme répondit "non" mais qu'elle l'avait fait uniquement pour que tout s'arrête ensuite.
Lui on ne lui donne pas la parole mais il la prends en disant que ma femme venait clairement d'exprimer ne pas avoir été contrainte et que cela prouve qu'elle était pleinement consentente. Que sinon elle aurait eu un césar pour l'interprétation avec son strip-tease et du reste.
Ma femme reprend la parole pour dire que c'était pour que ça s'arrête et que c'était sa contrainte. Qu'elle ne l'aurait pas revu sinon.
Le client lui répond en lui demandant: "Ah bon ? Et tous ce que vous m'avez dit ? Et la danse du ventre ? Vous aviez envie, vous l'aviez dit"
Il se fait couper par la gendarme qui lui dit que c'est elle qui pose les questions et pas lui. Elle dit à ma femme de ne pas lui répondre.
La confrontation se termine plus ou moins là et nous sortons les premiers pour retourner dans l'autre bureau.
Nous reparlons au premier gendarme qui nous dit que dans l'état actuel c'est difficile vu que c'est parole contre parole.
Que le client de ma femme est connu et qu'ils allaient simplement rajouter cela à son dossier.
Il demande à ma femme si elle veut poursuivre la procédure sachant que c'est loin d'être gagné.
Elle refuse de continuer et demande juste qu'il ne l'approche plus et qu'ils fassent ce qu'il faut pour qu'il ne recommence plus avec d'autres femmes.
Le gendarme fini par dire qu'ils gardaient encore un peu le client pour finir de lui remonter les bretelles sur ses relations. Idem en convocant son fils une deuxième fois apparemment.
Nous repartons et ma femme fut forte sur le retour et à la maison. Nous en avons reparlé le soir. Je vous raconterai si vous voulez, parce que là c'est déjà beaucoup...