- Aujourd’hui, 00:36
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Candauliste ou pas Candauliste ? En ce qui me concerne, je n’ai toujours pas la réponse. Mais voici en quelques mots mon expérience de la chose...
Le sentiment candau s’est révélé à moi sans que j’en soupçonne l’existence, alors que j’avais à peine 18 ans. J’étais nanti d’une jolie copine du même âge, Lola, ma toute première. J’avais été moi-même son tout premier amant (c’est mignon) et nous naviguions ensemble depuis des mois, du côté de Versailles, au gré des parenthèses volées à la vigilance de nos parents.
Un vendredi de juillet - je m’en souviens encore - nous avions rendez-vous chez Marc, un gars qui devait avoir 4 ou 5 ans de plus que nous (un vieux, quoi !) et qui disposait pour le week-end du vaste Loft de sa famille. Avec une quinzaine de « collègues » de nos âges, mecs et nanas confondus, nous en avions donc profité pour organiser une petite teuf dans les lieux. Hélas, j’eus un problème au tout dernier moment : une contrainte inattendue m’avait bloqué ailleurs. Pas de smartphone à l’époque, j’étais donc stressé lorsque je finis par rejoindre tout ce monde avec deux bonnes heures de retard - Lola allait me tuer, c’était sûr. Sauf qu’une fois parvenu sur place, pas de Lola à l’horizon… La plupart des invités sont là, moins le Marc dont on me dit qu’il était sorti acheter des trucs à boire. Quant à Lola, oui, on l’avait vue, mais elle était repartie... peut-être avec Marc d’ailleurs ? on ne savait pas trop. J’étais désorienté, hésitais à ressortir, et me trouvais sur le point de le faire lorsque des bruits ont commencé à se faire entendre du côté de la cuisine, toute proche de l’entrée. Avec trois ou quatre de mes potes je me retrouve alors devant sa porte... fermée à clef. Ça me paraît bizarre. On tape, silence, on retape, moi je secoue un peu la poignée, rien. Du coup je ne sais pas quoi faire et nous retournons vers le reste de la bande. Mais je prends très vite conscience d’une gêne du côté de mes amis... Je ne comprends pas, discute avec eux, un temps s’écoule jusqu’à ce que tout à coup, je discerne comme des chuchotements du côté de la cuisine, des petits rires ensuite... puis re-silence... et enfin des soupirs peu équivoques. Et là, mes potes se divisent : il y a les rigolards d’un côté et les solidaires de l’autre, gênés pour moi. Ok, j’ai compris... Et surtout : ressenti. Ressenti ce truc trop bizarre, ce mélange de colère, de honte, de frustration avec par dessus tout ça un désir tordu qui me gratifie très vite d’une trique proportionnelle au niveau des cris aigus et des exhortations à aller plus fort encore, qui s’échappent maintenant de la porte close : ceux de Lola évidemment. Ca a duré dix ou quinze minutes encore, la porte s’est ouverte, Lola est sortie la première. Elle me voit, vient à moi en me fixant droit dans les yeux, rayonnante. Le « coq » de 21 ans vient juste derrière, regards circulaires, sourire aux lèvres, il est sur son territoire et clairement ma Lola en fait dorénavant partie.
Des années plus tard, à la toute fin des 90’s j’ai découvert le candaulisme en tant que cocufieur. C’était la fin du Minitel, je proposais aux maris présents en ligne de me prêter 3 choses : le prénom de leur épouse, un n° de tél (bureau ou maison) et le créneau horaire le plus favorable pour les joindre sans trop les déranger. Et ce fut assez magique... Je fus même surpris qu’on puisse ainsi détourner ces tendres et jolies épouses dont je fus souvent le premier amant.
Enfin, j’ai rencontré ma chérie, ma Noémie. Un grand amour, sincère. Hélas, ayant à me déplacer souvent pour de courtes missions à l’étranger, j’ai découvert un jour (ah ! les smartphones) qu’elle me trompait assez régulièrement avec un ex lui-même marié, dans les petits hôtels du coin. Wao ! J’allais pas m’énerver, mais le deal fut rapide : c’était lui ou c’était moi et c’était tout de suite. Ce fut moi.
Cependant, ma belle m’ayant montré ses dispositions vagabondes, je décidai de lui faire découvrir les boîtes échangistes que j’avais moi-même fréquentées, à l’occasion. Après quelques sorties d’acclimatation elle y rencontra pas mal de succès, fort troublants pour moi, mais que je payai d’un interdit : pas question que de mon côté j’en fasse autant, m’imposa-t-elle ! Et c’est ainsi que je passai de l’échangisme à la contemplation voyeuriste et souterraine de mon amante adorée, en action.
Je finis néanmoins par trouver ça des plus monotones (les boîtes, c’est toujours pareil) et la convainquis de refaire surface afin d’orienter sa libido vers des scénarios de rencontre plus originaux et parfois même un peu littéraires, imaginés entre elle et moi. Avec toujours pour principe que j’en serais le gentil organisateur ou le gentil spectateur mais en aucun cas l’acteur, sauf pour d’éventuels seconds rôles au générique. Et tout ceci fut fait, refait et fort apprécié par elle. Au point que ma chérie - qui appartient décidemment à la race des « taiseuses » - me cacha à deux ou trois reprises qu’elle avait retrouvé pendant quelques semaines voire quelques mois tel ou tel complice particulièrement convaincants. Le découvrant, j’en revins chaque fois au fameux : c’est lui ou c’est moi et c’est tout de suite. ». Et elle est toujours là.
J’ajoute que nous baisons ensemble, que je n’ai jamais ressenti ni voulu ressentir la moindre humiliation, et que sur le principe je ne m’interdis pas d’aller voir ailleurs si telle ou telle jolie nana pourrait vouloir de moi. Et pourtant, je kiffe à mort chaque fois que ma Noémie me quitte ou que je l’accompagne, pour un nouveau plan concocté entre elle et moi...
Alors : un libertin échangiste ne peut-il se dire candauliste, dans sa relation à sa propre compagne ? Se sentir humilié, rechercher l’humiliation est-elle une condition sine qua non pour être reconnu candauliste ? Être dépendant mentalement de celle-ci, est-ce là une autre condition ? Un homme à l’organe épais et puissant doit-il renoncer au Candaulisme ? Et pourquoi donc les femmes sont si peu nombreuses dans cette confrérie ?
Qu’en pensez-vous ?
Le sentiment candau s’est révélé à moi sans que j’en soupçonne l’existence, alors que j’avais à peine 18 ans. J’étais nanti d’une jolie copine du même âge, Lola, ma toute première. J’avais été moi-même son tout premier amant (c’est mignon) et nous naviguions ensemble depuis des mois, du côté de Versailles, au gré des parenthèses volées à la vigilance de nos parents.
Un vendredi de juillet - je m’en souviens encore - nous avions rendez-vous chez Marc, un gars qui devait avoir 4 ou 5 ans de plus que nous (un vieux, quoi !) et qui disposait pour le week-end du vaste Loft de sa famille. Avec une quinzaine de « collègues » de nos âges, mecs et nanas confondus, nous en avions donc profité pour organiser une petite teuf dans les lieux. Hélas, j’eus un problème au tout dernier moment : une contrainte inattendue m’avait bloqué ailleurs. Pas de smartphone à l’époque, j’étais donc stressé lorsque je finis par rejoindre tout ce monde avec deux bonnes heures de retard - Lola allait me tuer, c’était sûr. Sauf qu’une fois parvenu sur place, pas de Lola à l’horizon… La plupart des invités sont là, moins le Marc dont on me dit qu’il était sorti acheter des trucs à boire. Quant à Lola, oui, on l’avait vue, mais elle était repartie... peut-être avec Marc d’ailleurs ? on ne savait pas trop. J’étais désorienté, hésitais à ressortir, et me trouvais sur le point de le faire lorsque des bruits ont commencé à se faire entendre du côté de la cuisine, toute proche de l’entrée. Avec trois ou quatre de mes potes je me retrouve alors devant sa porte... fermée à clef. Ça me paraît bizarre. On tape, silence, on retape, moi je secoue un peu la poignée, rien. Du coup je ne sais pas quoi faire et nous retournons vers le reste de la bande. Mais je prends très vite conscience d’une gêne du côté de mes amis... Je ne comprends pas, discute avec eux, un temps s’écoule jusqu’à ce que tout à coup, je discerne comme des chuchotements du côté de la cuisine, des petits rires ensuite... puis re-silence... et enfin des soupirs peu équivoques. Et là, mes potes se divisent : il y a les rigolards d’un côté et les solidaires de l’autre, gênés pour moi. Ok, j’ai compris... Et surtout : ressenti. Ressenti ce truc trop bizarre, ce mélange de colère, de honte, de frustration avec par dessus tout ça un désir tordu qui me gratifie très vite d’une trique proportionnelle au niveau des cris aigus et des exhortations à aller plus fort encore, qui s’échappent maintenant de la porte close : ceux de Lola évidemment. Ca a duré dix ou quinze minutes encore, la porte s’est ouverte, Lola est sortie la première. Elle me voit, vient à moi en me fixant droit dans les yeux, rayonnante. Le « coq » de 21 ans vient juste derrière, regards circulaires, sourire aux lèvres, il est sur son territoire et clairement ma Lola en fait dorénavant partie.
Des années plus tard, à la toute fin des 90’s j’ai découvert le candaulisme en tant que cocufieur. C’était la fin du Minitel, je proposais aux maris présents en ligne de me prêter 3 choses : le prénom de leur épouse, un n° de tél (bureau ou maison) et le créneau horaire le plus favorable pour les joindre sans trop les déranger. Et ce fut assez magique... Je fus même surpris qu’on puisse ainsi détourner ces tendres et jolies épouses dont je fus souvent le premier amant.
Enfin, j’ai rencontré ma chérie, ma Noémie. Un grand amour, sincère. Hélas, ayant à me déplacer souvent pour de courtes missions à l’étranger, j’ai découvert un jour (ah ! les smartphones) qu’elle me trompait assez régulièrement avec un ex lui-même marié, dans les petits hôtels du coin. Wao ! J’allais pas m’énerver, mais le deal fut rapide : c’était lui ou c’était moi et c’était tout de suite. Ce fut moi.
Cependant, ma belle m’ayant montré ses dispositions vagabondes, je décidai de lui faire découvrir les boîtes échangistes que j’avais moi-même fréquentées, à l’occasion. Après quelques sorties d’acclimatation elle y rencontra pas mal de succès, fort troublants pour moi, mais que je payai d’un interdit : pas question que de mon côté j’en fasse autant, m’imposa-t-elle ! Et c’est ainsi que je passai de l’échangisme à la contemplation voyeuriste et souterraine de mon amante adorée, en action.
Je finis néanmoins par trouver ça des plus monotones (les boîtes, c’est toujours pareil) et la convainquis de refaire surface afin d’orienter sa libido vers des scénarios de rencontre plus originaux et parfois même un peu littéraires, imaginés entre elle et moi. Avec toujours pour principe que j’en serais le gentil organisateur ou le gentil spectateur mais en aucun cas l’acteur, sauf pour d’éventuels seconds rôles au générique. Et tout ceci fut fait, refait et fort apprécié par elle. Au point que ma chérie - qui appartient décidemment à la race des « taiseuses » - me cacha à deux ou trois reprises qu’elle avait retrouvé pendant quelques semaines voire quelques mois tel ou tel complice particulièrement convaincants. Le découvrant, j’en revins chaque fois au fameux : c’est lui ou c’est moi et c’est tout de suite. ». Et elle est toujours là.
J’ajoute que nous baisons ensemble, que je n’ai jamais ressenti ni voulu ressentir la moindre humiliation, et que sur le principe je ne m’interdis pas d’aller voir ailleurs si telle ou telle jolie nana pourrait vouloir de moi. Et pourtant, je kiffe à mort chaque fois que ma Noémie me quitte ou que je l’accompagne, pour un nouveau plan concocté entre elle et moi...
Alors : un libertin échangiste ne peut-il se dire candauliste, dans sa relation à sa propre compagne ? Se sentir humilié, rechercher l’humiliation est-elle une condition sine qua non pour être reconnu candauliste ? Être dépendant mentalement de celle-ci, est-ce là une autre condition ? Un homme à l’organe épais et puissant doit-il renoncer au Candaulisme ? Et pourquoi donc les femmes sont si peu nombreuses dans cette confrérie ?
Qu’en pensez-vous ?



