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#2917902
jokertje a écrit :est-ce qu'i exciste une video de ses dernières sécances?


Oui bien sûr, toutes ces photos en sont extraites. Mais les vidéos sont trop longues donc trop "lourdes" pour être postées ici. Et puis je ne sais pas non plus comment masquer le visage, toutes ces technique m'échappent, pensez-donc à mon âge !...
sergio a liké
#2920978
Nous passâmes deux jours animés fort agréables aux Hortensias du Lac, dans cette suite où les instants d’intimité et de complicité se succédaient, ponctués par les rires et les plaisirs simples de la vie quotidienne. Lison et Victoire furent tour à tour honorées par moi dans les limites de ma résistance. Pendant que je récupérais, elle se faisaient du bien l’une à l’autre tout en s’activant sur mon attribut flageolant pour lui faire reprendre vigueur. Ce n’est qu’aux petites heures que nous nous endormions agglutinés en position de petites cuillères.
Le matin, les routines se transformaient en petites cérémonies délicieuses : la douche et le bain à bulles devinrent des moments de soins partagés, le petit déjeuner en chambre un rituel presque théâtral. Nous nous lavions mutuellement, seins, fesses, fentes et sexe furent savonnés.. Les filles enfilèrent les peignoirs de bain en éponge et je me drapai façon toge romaine dans une vaste serviette en attendant que le petit déjeuner nous soit servi en chambre. Un serveur, pénétrant timidement, resta un instant interloqué devant notre petite scène domestique, et un sourire discret accompagna ses gestes lorsqu’il déclara qu’il avait trois petits déjeuners commandés alors qu’il lui semblait que nous n’étions que deux dans la chambre, Victoire et moi.
Même les maladresses de Lison qui, myope, sortit presque nue de la salle de bain, distraite, devinrent des instants d’humour et de tendresse, et Victoire éclata de rire, ajoutant une légèreté joyeuse à ce matin d’été.
Le matin, les routines se transformaient en petites cérémonies délicieuses : la douche et le bain à bulles devinrent des moments de soins partagés, le petit déjeuner en chambre un rituel presque théâtral.
Ainsi, notre séjour commençait dans une atmosphère d’émerveillement et de plaisir partagé, où chaque détail – le vent frais sur la route, le sourire d’une compagne, le simple fait de se retrouver ensemble – semblait amplifié par la magie tranquille de ces journées consacrées à l’amitié et à la douceur de vivre.
Nous quittâmes Hossegor après deux nuits de plaisirs et trois journées de plage et de bains de mer vivifiants pour aller déjeuner à Biarritz, Lison ayant insisté pour que nous allions à l’Hôtel du Palais, où son ex-ami Michel l’avait emmenée l’année précédente. Elle se souvenait d’un barman sympathique, surfeur à ses heures.
Un maître d’hôtel nous installa à une table avec vue sur mer et nous commandâmes des langoustes grillées.
— « Eh, regarde chéri, il est là, c’est lui, j’en suis sûre ! » s’exclama Lison.
Un serveur approchait avec nos boissons, dévisagea Lison qui le regardait avec insistance.
— « Mais !… on se connaît, pas vrai ? » dit-il en déposant notre commande, le regard fixé sur Lison..
Lison, toute émue, se leva et lui rappela les circonstances.
— « Oui, je me souviens que votre ami avait été contrarié après que nous ayons
sympathisé, il vous avait emmenée, disons, un peu vigoureusement ! »
Il s’en alla reprendre son service, non sans avoir proposé de la retrouver au bar de l’hôtel dans l’après-midi.
Après déjeuner, Victoire et moi avions envie de nous promener, Lison désirant flemmer dans un salon de l’hôtel. À notre retour, nous la trouvâmes au bar en conversation avec son ami, prof de surf à ses heures.
Le temps s’était gâté et l’envie de rester cocooner sur place fut la plus forte. Nous prîmes une suite pour la nuit, face à l’océan qui se déchaînait.
La suite était belle mais le grand lit ne suffisait pas pour trois. Victoire et moi nous plongeâmes dans une vaste baignoire ronde, tandis que Lison, qui nous avait rejoint, dit tout à trac :
— « Ce soir, JM m’invite après son service à aller en discothèque. »
Victoire, un peu contrariée, lui dit de rester prudente :
— « Des fois qu’il t’emmènerait au lit… »
Lison pouffa :
— « Attends ! On va juste aller danser, prendre un verre ou deux. J’ai pas l’intention de coucher avec lui… quoique je ne dirais pas non, il me plaît bien ! »
Nous dînâmes d’un homard à la nage, tandis que, derrière les baies vitrées du Palais, l’océan, indifférent et souverain, frappait de ses lames blanches la jetée obscure. Victoire et moi, après ce repas raffiné, gagnâmes l’un des salons de l’hôtel où l’on pouvait lire à loisir, assis dans de profonds fauteuils dont les accoudoirs vernis reflétaient la lumière des lampes.
Cherchant la clé de la chambre afin que Lison pût aller se changer en prévision de sa sortie, je retrouvai dans la poche intérieure de ma veste ce petit papier glissé jadis sous un essuie-glace. Je l’ouvris discrètement : un prénom, « Marie », un numéro de téléphone, quelques mots tracés d’une écriture appliquée – J’ai été séduite, et si c’est réciproque, appelez-moi – suivis d’un cœur maladroit. La fraîcheur de cette main retrouvée, si différente des élans turbulents de mes compagnes, me fit soupirer.
Lison redescendit, vêtue d’un jean moulant et d’un tee-shirt Agnès B emprunté à Victoire, la bouche carmin, l’œil pétillant. Elle avait cette allure de jeune fille parisienne qui s’apprête à conquérir la nuit. Quand son ami vint la chercher, elle embrassa Victoire à la dérobée : « T’inquiète pas, je rentrerai sans bruit. »
La nuit, vaste et profonde, s’écoula. Je me réveillai vers trois heures, point de Lison ; à cinq heures encore, son absence pesait. L’inquiétude me gagna, jusqu’à ce que, enfin, la porte s’ouvrît. Sans un mot, elle gagna la salle de bain, où je la rejoignis. Fatiguée, les traits alourdis d’un sourire énigmatique, elle m’avoua d’une voix éteinte :
— « Oui… je n’ai pas résisté, tu me connais. Laisse-moi maintenant, je veux dormir. »
Le lendemain, tard levés, elle nous rejoignit dans le bain moussant. Riant de son escapade, elle nous conta, comme pour s’excuser, combien elle avait dansé, combien elle s’était enivrée d’une joie ancienne : « Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi vivante… » Victoire, d’un ton un peu acide, demanda : « Et après ? » Lison, faussement ingénue, répondit : « Bah, vous imaginez bien… je n’ai pas eu la force de refuser. » Le temps n’inspirait pas au farniente, venteux, nuageux nous nous décidâmes à plier bagages.
Dans l’après-midi, la voiture reprit sa route vers l’Espagne, glissant de Bilbao à Santander, puis vers Pampelune, Saragosse et vers Teruel. Obliquant à droite, la vieille cité mauresque d’Albarracín, aux ruelles étroites, nous offrit deux chambres, faute de suite dans un petit hôtel dans un quartier ancien. Victoire et Lison partagèrent le grand lit, tandis que je me retirai seul. Mais avant de me coucher, je composai le numéro de Marie. Personne ne répondit. Je n’insistai pas. Pourtant, dans le silence nocturne, mon portable vibra : un simple message, discret, presque timide – C’est vous ? Je répondis : Oui, mais ne m’appelez pas, je vous rappellerai. Le cœur battant j’éteignis la lampe, emportant avec moi l’image d’une rose entrouverte dont la fraîcheur ne m’était pas sortie du cœur.
Au petit matin Victoire vint me rejoindre. Elles avaient dormi comme des bébés après s’être fait du bien l’une l’autre m’avoua-t-elle, mais à l’instant elle me voulait. Son épiderme collé contre le mien dégageait une délicate effluve chaude et humide, une douce fragrance mêlée de leurs deux corps. Je lui fis plaisir en la prenant avec douceur mais je n’avais pas la forme et s’en rendant compte, elle se dégagea de cette queue flageolante .. « Ça arrive, je ne t’en veux pas.. est-ce plutôt Lison que tu voulais ? » me demanda-t-elle. Non plus, j’étais fatigué, j’avais vidé seul dans ma chambre la bouteille de Ribera de Duero, après quoi la nuit fut délicate à gérer.
Tardivement nous quittâmes ces lieux médiévaux si chargés d’histoire pour rejoindre le ferry qui allait nous emmener dans l’après-midi vers notre île.
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stieff77, glissements, canda et 9 autres a liké
#2920996
@trestigres bonjour et merci pour ce nouveau récit de votre voyage à trois. Un début d'année (que je vous souhaite ici aussi la meilleure qui soit à Victoire et à toi) qui démarre sur les chapeaux de roue.

Vous étiez en parfaite osmose érotique et coquine. Une fusion des corps propice à de bien belles joutes sexuelles qui ont dû te combler autant que t'épuiser. Il faut dire qu'avec les deux femmes de ta vie à tes côtés, tu avais fort à faire pour les rassasier. Inconsciemment, chacune cherchait à tirer (si j'ose dire) la meilleure et plus grande part de ta substantifique moelle :D

J'aime beaucoup les situations cocasses que ce ménage à trois provoquait. Une bulle de légèreté complice et libertine hors du temps, mais tellement belle et sincère. Mais non dénuée de piques adressées par Victoire à Lison, histoire de rappeler qu'elle est la tsarine et que cela ne se discutait même pas.

Décidément, Lison portait en elle un insoupçonné et très vaste besoin sexuel qu'elle assouvissait pour palier ses frustrations de ne pas t'avoir pour elle seule. Une forme de médecine par le sexe qui ne pouvait que ravir les chanceux lauréats... et te titiller plus ou moins méchamment. Une marque très nette de la permanence par-delà les années de son aspect adolescente fleur bleue. L'épisode de Biarritz en constitue un excellent exemple.

Décidément, quel séducteur tu fais mon cher. Voici que Marie entre en piste. Le pouvoir des petits mots griffonnés par de jolies femmes et laissés sur les parebrises de messieurs coquins est bel et bien immense :x

Et merci, bien sûr, pour les photos.
ssandraexib a liké
#2921034
C'est Est fabuleux de lire cette suite qui en appelle une autre. Je trouve magnifique cette complicité qui vous unis et cette bon humeur qui en ressort tout comme les inquiétudes quand Lison tarde à rentrer profitant de cette soirée avec ce surfeur .
Je suis intrigué par ce petit message qui je ne sais où cela va mener :D
@trestigres je te souhaite mes voeux pour cette année 2026, que la santé vous accompagne et que tu nous faces rêver par tes textes si bien écris <3
#2921126
C’est étrange, en me relisant, en parcourant cette épopée ibérique si lointaine dans le temps, je m’interroge.. Etait-ce bien moi, bien nous trois ? Il y a près d’un quart de siècle et je commence à perdre la mémoire de nos faits et gestes de cette époque euphorique et priviligiée.. Par bonheur Victoire conserve une mémoire panoramique de ce qu’elle a vécu sexuellement mais pas que.. Sans mes notes éparses, sans l’aide de la Tsarine et sans le journal retrouvé de Lison j’aurais été bien en peine de rédiger ces mémoires !
Oh je n’étais pas un vrai séducteur, loin de là ! Peut-être avais-je le talent de saisir les occasions lorsqu’une belle femme se trouvait dans ma ligne de mire. Mais il y en eut peu : Victoire que j’avais enlevée à son marquis italien, Lison sur le quai d’une gare (il m’a fallu 25 ans pour la conquérir) et puis Marie, au détour d’une table de restaurant.. Je n’étais pas un coureur de fond, je me contentais d’admirer les jolies filles, parfois de les complimenter !
Que mes femmes, Victoire et Lison prennent du plaisir avec moi, que leurs amants profitent bien de l’une comme de l’autre, là se trouvait mon dessein me procurant plaisir, excitation et jouissance, en bon candauliste.
Maintenant que Victoire est HS et que Lison n’est plus, à mon âge il est problématique et même parfois embarrassant de trouver de quoi assouvir ma soif – toujours bien présente – de sexe, alors que le recours à l’auto-érotisme n’est pas mon truc.
C’est un plaisir de relater sur FC nos souvenirs de cette époque bénie même s’ils semblent de moins en moins appréciés par ceux qui me lisaient naguère ; peut-être suis-je devenu trop littéraire, pas assez érotiques ? Peu m’importe, les deux plus fidèles lecteurs ont répondu présents : Dionysos et Frenchy ! Soyez-en remerciés ! Merci aux quelques-uns qui ont liké sans laisser de commentaire...
#2921133
Je dois dire que je me délecte de vos récits, j'en ai liké quelques uns (alors que j'aurais dû le faire pour tous) et je n'ai jamais commenté, j'en suis désolé. Donc un grand merci à vous de nous faire part de vos aventures passées, en espérant que vous continuerez...
#2921138
@trestigres, tu parles d'âge, de désir, de mémoire. Je me permets de rappeler ces deux citations :
"L'espoir est une mémoire qui désire." Honoré de Balzac
"Sa femme est encore bien...pour mon âge." Frédéric Dard
frenchy a liké
#2921145
TrioCandau75 a écrit :Je dois dire que je me délecte de vos récits, j'en ai liké quelques uns (alors que j'aurais dû le faire pour tous) et je n'ai jamais commenté, j'en suis désolé. Donc un grand merci à vous de nous faire part de vos aventures passées, en espérant que vous continuerez...


Je vous classe aussi avec les fidèles car je retrouve bien souvent vos "like", merci pour votre commentaire. Je continuerai, mais la fin de l'épopée approche hélas..
#2921157
Ce qui est remarquable c'est que tu as pu presque tout réunir pour raconter ce chemin effectué il y a quelque années et je vois cela comme un signe de je ne sais quoi ou de qui mais un signe vers le désir, le plaisir et l'amour, une chance d'écrire ces récits @trestigres :D
Dionysos06 a liké
#2921184
Dionysos06 a écrit :@trestigres, tu parles d'âge, de désir, de mémoire. Je me permets de rappeler ces deux citations :
"L'espoir est une mémoire qui désire." Honoré de Balzac
"Sa femme est encore bien...pour mon âge." Frédéric Dard


.."le souvenir est une mémoire qui a joui". Honoré de B
Et Dard c'est du Dard, on en pense ce qu'on veut bien!
#2923414
L’arrivée à la finca se fit sous un ciel pâle, traversé de ces nuages effilochés qui semblent eux-mêmes hésiter entre le jour et la nuit, comme si le temps, complice, voulait prolonger pour nous la parenthèse espagnole. Victoire, joyeuse de retrouver son domaine, allait et venait, déjà affairée à réinstaller chaque chose à sa place, comme si l’ordre retrouvé garantissait la permanence du bonheur. Lison, elle, s’appropria la maison avec une désinvolture charmante, telle une invitée devenue presque propriétaire par la douceur de ses manières et la gaieté de son rire.
Nous nous installâmes dans la grande chambre avec le lit king size de deux mètres de marge. Lison était curieuse de voir les lieux où P.., Ali et Victoire avaient joués ensemble, la piscine, la plage, le Zodiac…
J’appréhendais l’idée de passer encore deux semaines avec mes femmes avides de sexe, me demandant si j’arriverais à assumer mais tout se passa bien, Victoire et Lison s’entendirent merveilleusement. J’étais comme un roi avec ses concubines, elles me laissaient la journée quand je n’avais pas envie d’elles, soit nous partions en Zodiac Victoire et moi car Lison au début était craintive : elle ne se voyait nager ni en maillot et encore moins nue dans la mer sans avoir pied. Ce n’était pas dans ses goûts, les poissons pourraient la toucher, venir lui brouter la chatte ou les tétons, sans parler des oursins.. Elle a préféré rester au bord de la piscine pour bronzer nue à l’abri des regards . Mais finalement elle accepta de sortir en mer. Navigant en Zodiac, nos corps nus fouettés par les embruns tièdes, j’emmenai mes deux femmes dans des criques discrètes, visitant les lieux que le trio P.., Ali et Victoire avaient fréquentés naguère. Nageant dans des eaux limpides, plongeant sous l’eau avec mon masque je prenais plaisir à les voir par dessous, nager nues, un plaisir très érotique. On fit l’amour sur des galets ronds, Victoire et moi sous les yeux avides de Lison à qui je fis un cuni aussitôt après ; elle put jouir bruyamment, la plage étant déserte, accessible seulement par mer. Je lui promis que le lendemain je m’occuperais d’elle. On se retrouvait le soir pour l’apéro avant d’aller dîner dans un petit resto du coin. Je ne reprenais du service qu’à l’heure du coucher : c’était selon les envies de chacune, soit à trois, le plus souvent mais aussi les deux filles ensemble en ma présence, ou alors Lison et moi ou Victoire et moi, cela évoluait au cours de la nuit suivant les affinités. J’essayais de ne pas privilégier l’une plutôt que l’autre pour ne pas susciter d’humeur. Je commençais avec Victoire, puis Lison venait nous rejoindre, ou l’inverse . Nous finissions souvent la nuit à trois, mais j’étais alors très fatigué.. Le matin nous prenions toujours le petit déj’ ensemble, commentant la nuit et faisant des projets pour la journée.
Nous vécumes ces semaines en parfaite entente, au point que nous aurions aimé poursuivre ce trio femme-femme-homme une fois rentrés. Mais c’était une utopie, je le savais et Victoire aussi, pourtant Lison voulait y croire, tant elle était assoiffée de vivre auprès de nous, de moi..
Ces deux semaines vécues ensemble, dans cette étrange communauté improvisée, furent comme suspendues hors du réel : des promenades, des repas partagés, des après-midi passés à lire ou à sommeiller côte à côte, mais aussi ces regards que Lison lançait, furtifs et pourtant brûlants, quand Victoire avait tourné la tête. Elle jouait à l’épouse, et je l’y laissais croire, tant ce jeu innocent paraissait l’émerveiller. Victoire feignait de s’en amuser : « Elle te vole mes privilèges », disait-elle, mais son sourire laissait deviner qu’une part d’elle observait avec une ironie douce ce théâtre improvisé. Au milieu de ces deux femmes, je goûtais à une sorte d’utopie fragile, conscient pourtant qu’elle se dissiperait au premier souffle de la réalité. Lison, rêveuse, s’imaginait déjà un avenir de trio, comme si la vie pouvait se plier aux fantaisies du cœur ; Victoire, plus lucide, savait que cette construction ne tiendrait pas. Quant à moi, je me laissais flotter, heureux de différer le moment où il faudrait briser l’illusion.
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.
Michel3132, Dionysos06, jetski et 10 autres a liké
#2923421
@trestigres merci beaucoup une fois encore pour tes récits sur cette parenthèse irréelle et enchantée, chimérique et fantastique, rêvée et incarnée que fut ce road movie à trois, avec tes deux femmes.

Je trouve que cette ode au "Temps" de Gérard de Nerval colle parfaitement à ton état d'esprit lors de ce séjour sous le bleu du ciel méditerranéen.

III
Illusions ! vaines images !
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l’âge étend ses glaçons ;
Le bonheur n’est point sur la terre,
Votre amour n’est qu’une chimère,
Votre lyre n’a que des sons !

IV
Ah ! préférons cette chimère
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévère ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.

V
Aimons au printemps de la vie,
Afin que d’un noir repentir
L’automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l’avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n’aurons plus l’espérance,
Nous garderons le souvenir.
frenchy a liké
#2923480
Dionysos06 a écrit :@trestigres merci beaucoup une fois encore pour tes récits sur cette parenthèse irréelle et enchantée, chimérique et fantastique, rêvée et incarnée que fut ce road movie à trois, avec tes deux femmes.

Je trouve que cette ode au "Temps" de Gérard de Nerval colle parfaitement à ton état d'esprit lors de ce séjour sous le bleu du ciel méditerranéen.

III
Illusions ! vaines images !
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l’âge étend ses glaçons ;
Le bonheur n’est point sur la terre,
Votre amour n’est qu’une chimère,
Votre lyre n’a que des sons !

IV
Ah ! préférons cette chimère
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévère ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.

V
Aimons au printemps de la vie,
Afin que d’un noir repentir
L’automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l’avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n’aurons plus l’espérance,
Nous garderons le souvenir.


Ben oui, je le connais ce poème de G. de Nerval, et qui se termine par..

Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse après lui des remords,
Si l’amour, dont l’ardeur nous guide,
N’a d’aussi rapides transports :
Profitons de l’adolescence,
Car la coupe de l’existence
Ne pétille que sur ses bords !


Victoire, très émotive ces temps-ci, a essuyé quelques larmes.. Elle te dit merci
#2923481
frenchy a écrit :Je suis complètement plongé par votre aventure à 3 qui unit le plaisir, l'amour avec ce que je suppose un changement qui arrivera mais dont je ne sais rien, magnifique @trestigres :D


Merci Frenchy, je m'y sens tout autant plongé: raviver ces souvenirs, en rechercher les traces dans les journaux personnels, les agendas, les albums de photos, et surtout recourir aux capacités mémorielles de Victoire qui sont encore très vives, davantage que les miennes!
Le journal perso de Lison m'a également beaucoup aidé et méritera d'être posté in extenso.
frenchy, Rik5964 a liké
#2923484
@trestigres je vois que nous avons les même références.
Pour tout te dire, j'ai hésité à poster cette dernière strophe ; l'allusion à l'adolescence me gênait.
À bien y réfléchir, jai eu tort ; votre trio magique, lors de ce voyage hors du temps et des normes, constituait une prolongation de vos adolescences (surtout de la part de Lison).
En remontant le temps vers vos jeunes années, tous les trois ensemble, vous vouliez non seulement défier la norme, mais défier Chronos en vous blotissant dans les bras libertins d'Éros et de Dionysos.
J'aurais eu énormément de plaisir à faire le quatrième larron dans cette belote érotique.

De mes doigts légers et poétiques, j'essuie les larmes de Victoire.
#2923535
Dionysos06 a écrit :@trestigres je vois que nous avons les même références.
Pour tout te dire, j'ai hésité à poster cette dernière strophe ; l'allusion à l'adolescence me gênait.
À bien y réfléchir, jai eu tort ; votre trio magique, lors de ce voyage hors du temps et des normes, constituait une prolongation de vos adolescences (surtout de la part de Lison).
En remontant le temps vers vos jeunes années, tous les trois ensemble, vous vouliez non seulement défier la norme, mais défier Chronos en vous blotissant dans les bras libertins d'Éros et de Dionysos.
J'aurais eu énormément de plaisir à faire le quatrième larron dans cette belote érotique.

De mes doigts légers et poétiques, j'essuie les larmes de Victoire.


Mais hélas un trio ne peut fonctionner avec un surnuméraire: il est celui qui est en trop, il doit attendre une place vacante pour être titularisé. Je t'aurais cédé volontiers ma place le "temps d'une chanson"!..
Dionysos06 a liké
#2923542
Même si mon emploi du temps ne permet que de trop rares et irréguliers passages, je suis chaque fois estomaqué et on ne peut plus ravi de te lire!!! D'une part, notre belle langue est parfaitement mise en valeur! D'autre part la qualité sans cesse renouvelée de ton écriture, ajoutée à l'érotisme torride de ces belles images, nous transporte véritablement dans une fantasmagorie érotique permanente. Je n'ai qu'un mot, restant sans voix (et sans énergie après les effets évidents: MERCI!!!!!
#2923618
Vous lire est un réel plaisir tant votre écriture est fluide. Sans compter l'absence de faute tant de grammaire que de syntaxe. Quand on voit ce que certain sont capable de pondre sur une épopée de 21 jours, vous avez sans doute là matière à rédiger un manuscrit un tant soit peu érotique.
#2924346
Victoire dut rentrer pour un rendez-vous médical. Prenant l’avion tôt matin, elle me confia Lison avec un sourire équivoque : « Je te la laisse, nul doute que tu en prendras grand soin ! » La maison sembla soudain plus vaste, plus silencieuse, comme si son départ avait ouvert un espace nouveau. Lison s’y installa comme une épouse véritable, réglant ses journées sur les miennes, se glissant à mon bras lorsque nous sortions. Elle riait : «quel plaisir, c’est comme si nous étions mariés ! » Je la laissais dire, amusé et un peu attendri, comme on laisse un enfant prolonger son rêve.
Mais dans le secret de mes pensées, une autre image revenait, insistante : celle de Marie. Cette jeunesse grave, cette fraîcheur ardente me hantaient. Je me surpris à chercher son prénom sur mon écran, à relire son bref message, comme si dans ces quelques mots, dans ce simple « C’est vous ? », se concentrait toute une promesse de vie encore inexplorée.
Un matin, alors que le soleil se levait lentement sur la mer, j’eus le désir irrépressible de reprendre contact avec elle. J’appelai donc. Elle me répondit avec cette fraîcheur mêlée d’une réserve timide : « C’est bien vous ? » Comme si l’idée même que je puisse songer à elle l’étonnait, et pourtant, dans son « vous », il y avait une attente cachée, une soif de reconnaissance. Elle n’était plus serveuse ; la vie l’avait conduite dans un petit studio de Biarritz, où disait-elle, elle cherchait sans conviction un travail qui lui plairait davantage. Ses paroles m’étaient parvenues comme à travers un voile de mélancolie, sa voix, ce timbre hésitant, presque incrédule, quand elle m’avait reconnu, me revenait comme une musique qui s’impose à l’esprit sans qu’on l’ait convoquée.
Elle aurait voulu nous rejoindre, mais déjà nous étions sur le point de quitter l’Espagne. Alors, pour ne pas rompre ce fil ténu qui nous reliait encore, je lui demandai son adresse, me promettant, peut-être plus pour moi que pour elle, d’aller lui rendre visite.
Lison qui voyait en moi l’époux improvisé d’un séjour trop bref, se réjouissait de prolonger encore quelques jours ce mirage de vie conjugale. Elle s’en amusait même, prenant un plaisir enfantin à se présenter ainsi, devant des amis ou des inconnus, comme ma femme. Je la laissais dire, car son rire léger dissipait la gravité des choses que je pressentais au loin. Mais en moi, déjà, la figure de Marie grandissait, silhouette juvénile et ardente qui venait se glisser entre nous, comme une promesse ou une tentation.
Lorsque nous reprîmes la route, quittant l’Espagne pour rejoindre la côte basque, Lison, éblouie par la perspective d’hôtels prestigieux où je l’avais conviée, se montrait plus tendre encore, me prodiguant des gestes d’affection d’autant plus fervents qu’elle croyait tenir, dans cette débauche de luxe, la preuve éclatante de mon attachement. À Madrid, au Ritz, elle semblait flotter sur un nuage, comme transportée dans un rêve doré. Et je la regardais, moitié attendri, moitié distrait, car déjà mon esprit, échappant à cette féerie d’alcôves et de tentures, s’élançait en avant vers la Côte Basque, vers ce rendez-vous tacite où je savais que Marie m’attendrait.
Nous gagnâmes Biarritz pour passer une nuit ou deux dans l’hôtel Palais Biarritz. Je tentai de prendre contact avec Marie mais ce fut un échec, tout au plus je lui laissai un message lui demandant de me contacter à l’hôtel. Après une ballade sur la plage, je trouvai un message à la réception : « J’accours, attendez-moi ».
Dans le lounge aux fauteuils profonds, une silhouette se détacha, délicate et lumineuse, les cheveux châtains foncés encadrant un visage encore juvénile. C’était Marie. Le temps parut suspendu ; sa démarche hésitante, sa manière de lever les yeux sur moi avec un mélange de curiosité et de confiance, évoquaient ces rares instants où l’on pressent que le hasard a disposé les choses selon une logique invisible. « Marie, je présume ? » fis-je en m’avançant. Elle sursauta, et dans ce mouvement, un sourire s’épanouit, éclatant et sincère. Elle me sauta au cou, geste spontané et lumineux, tandis que Lison, témoin de la scène, restait figée, partagée entre étonnement et agacement.
Après les présentations, nous nous retirâmes dans un salon plus intime, afin de pouvoir parler et boire quelque chose à notre aise. Et ce fut alors qu’apparut JM, le barman-prof de surf des souvenirs de Lison, déjà informé de notre présence par un appel discret, ou peut-être par intuition. Il s’approcha avec cette désinvolture charmante, le regard scrutant Lison qui feignit l’étonnement, tandis que je m’amusais de cette rencontre qui, silencieusement, promettait quelques arrangements futurs, certaines complicité et peut-être un jeu de regards à plusieurs voix. Marie, attentive, m’observait, hésitante, presque timide, et je pris soin d’expliquer, avec cette prudence que réclame la délicatesse, la nature de notre relation, de notre petit cercle d’amitié et d’affection, de la place que chacune tenait. Elle sourit, curieuse mais détendue, et accepta avec cette légèreté qui lui était propre de se joindre à nous pour le dîner. Son visage reflétait une sorte d’émerveillement et de crainte, comme si, dans ce moment suspendu, elle prenait conscience qu’une vie nouvelle, peut-être différente, venait de lui être offerte.
Le dîner se déroula dans la douce lumière des lampes d’ambre, filtrant à travers les vitres qui laissaient apparaître l’océan déchaîné au loin. Les vagues, d’un bleu sombre, semblaient battre le rythme d’une musique intérieure, lente et mystérieuse, que nous écoutions sans l’entendre vraiment, absorbés par la présence de Marie et par le murmure des conversations échangées.
Marie, assise près de moi, parlait de sa vie avec cette naïveté retenue qui en disait plus que les mots eux-mêmes : de sa solitude, de ses rêves interrompus, de son désir de rencontrer quelqu’un capable de comprendre ses aspirations et ses fragilités. Elle me confia son étonnement de se trouver là, parmi nous, et je sentais sous ses phrases un mélange de curiosité et de prudence, comme si elle sondait l’avenir sans oser encore y poser un pied.
Lison, quant à elle, observait la scène avec une ironie douce, comme une spectatrice amusée qui se surprend à apprécier le tableau sans jamais intervenir. Elle m’annonça, à voix basse, qu’elle allait sortir avec JM, le barman, pour voir un film de surf et peut-être un passage en discothèque. Je hochai la tête, discret, tandis que mon esprit, absorbé par la présence de Marie, savourait en silence la simplicité de ce moment : un dîner partagé, des conversations légères, le temps qui s’étire, et l’impression fragile que tout pouvait durer ainsi, suspendu hors du monde.
Après le repas, nous gagnâmes un salon plus calme, où l’air semblait chargé de cette intimité délicate qui naît lorsqu’on se confie à quelqu’un pour la première fois. Marie s’appuya contre moi, presque naturellement, et nous échangeâmes des paroles sur nos vies respectives, sur nos expériences et sur ce qu’il y avait de plus doux dans l’attente de l’inconnu. Prenant ma main elle remarqua que je ne portais pas d’alliance et s’étonna : « Vous n’êtes pas marié ? » Je répondis simplement que nous étions séparés Victoire et moi, et je laissai planer une certaine ambiguïté, consciente que la révélation complète aurait troublé ce fragile équilibre.
Avec tact je lui demandai si elle avait quelqu’un, elle me répondit qu’elle avait fait des rencontres, des individus sans épaisseur.. « Vous, vous êtes d’une autre trempe, dommage que vous ayez déjà deux femmes.. vous n’en voudriez pas une troisième ? » C’était le moment… Je lui dis que pour l’instant j’avais contre moi une jeune et jolie jeune femme qui me plaisait. Elle se cala contre moi. Je lui glissai à l’oreille en passant au tutoiement « Dès que je t’ai vue à Ré, j’ai été séduit … » M’embrassant subitement sur la joue, elle se redressa en s’éloignant, craignant de m’avoir froissé lorsque semblant plongée dans ses réflexions elle se pencha vers mon oreille et me glissa avec une douceur extrême : « faites-moi l’amour…vous voulez bien ? » Je répondis en l’embrassant tendrement pendant que nous nous enlacions.
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#2924352
C'est fou de voir comment tout ces alignés pour que vous puissiez vous unir enfin ce que je m'imagine et je me demande d'ailleurs si Lison ne sait pas écartée pour laisser le chemin libre .
En tout cas @trestigres c'est un sacré bon moment que je viens de passer en te lisant et en observant les illustrations de tes belles et vivement la suite :D
Dionysos06 a liké
#2924356
@trestigres tout d'abord, comme à chaque fois, un double merci : pour tes textes de grande qualité, si bien écrits, ciselés comme des bijoux coquins sertissant, avec acuité et tendresse, les beautés épanouies de Victoire et Lison.

Lison, fut, de tout temps, et plus que jamais avec toi, une immense amoureuse. Une jeune femme, demeurée adolescente dans l'âme, recherchant éperdument le mari/prince charmant avec qui fonder un foyer et une famille. L'impossibilité que cela survînt avec toi occasionnait ses troubles et des coups de cafard dont elle s'évadait en pratiquant une sexualité débridée pour son assouvissement personnel (elle aimait ça) et pour te rendre jaloux.

Victoire, sûre de son triomphe, de son emprise sur toi, pouvait condescendre à lui laisser des miettes du mets de roi que tu es. Car, elle te connaît par cœur et sait à quel point tu aimes les femmes et les picotements extraordinaires que provoque la nouveauté d'une rencontre féminine. D'autant qu'elle ne se privait pas pour s'accomplir en tant que somptueuse libertine fière des désirs qu'elle suscitait. Preuve de sa très fine psychologie et de sa très grande intelligence. Tsarine à jamais.

Quant à toi, tu me fais penser au héros du film "L'homme qui aimait les femmes". Et je ne t'en blâme pas, car je les aime aussi. Ton récit avec Marie, ta séduction indiscutable, la grandeur de ton cœur, m'ont fait penser à une citation de Jean-François Régnard que j'ai paraphrasé à ma façon (mais en respectant les rimes et les alexandrins) :
"Le charme est la vraie clé pour conquérir les cœurs.
Plus rare que l'or, il vit chez les séducteurs."

Je trouve Marie très touchante dans ce mélange détonnant de naïveté juvénile et de passion de femme sachant ce qu'elle veut... et avec qui. Une brise de fraîcheur sur ta vie d'homme déjà comblé. Marie n'est pas sans me rappeler une femme que j'ai connu lors d'une époque de ma vie.
frenchy a liké
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