Cela va sans doute être la partie de mon histoire la plus dure à rédiger car ce ne sont pas simplement des faits qui se sont déroulés mais aussi une confusion des sentiments et de ce que j’ai pu ressentir.
Nous étions donc en ce début d’année, et le fameux Paul devait arriver. Ce dernier n’avait pas été super ravi d’apprendre que je serai présent (cela a été une satisfaction de le savoir

. Toutefois, ma femme l’a rassuré en lui disant que je bossais durant la journée et qu’il y avait plein de choses à faire à Paris…
Je me rappelle très bien du jour de son arrivée, nous étions un mercredi et j’étais coincé une bonne partie de la journée en réunion.
Il devait arriver en fin de matinée et il avait été convenu que je les retrouve le soir pour aller diner.
Autant vous dire que la journée m’a paru très longue. Evidemment, je me suis fait toute sorte de films dans la tête, du porno hard, à l’échec complet… mais je ne suis pas masturbé, malgré l’envie que j’en avais, histoire de garder une motivation intacte…
Au fond de moi-même, je savais que cela n’allait pas être la grande journée.
Je me raisonnais donc en me disant que ce n’était pas la peine que je m’excite. Je devrais d'ailleurs sans doute remotiver un peu ma chérie et peut être que le lendemain on passerait aux choses sérieuses.
Je me disais cela avec un mélange d’angoisse et d’excitation. D’un côté je me disais, mais je suis complètement con d’avoir voulu tout ça et en même temps une force m’empêchait de faire machine arrière…
Vers 19 heures, j’ai appelé ma femme. J’étais à l’écoute du moindre indice, mais elle avait une voix tout à fait normale. Elle semblait de bonne humeur et tout paraissait se passer bien.
Nous devions nous retrouver vers Bastille pour diner donc et aller boire un verre ensuite. Nous sommes allés dans une brasserie un peu chic. Ma chérie était très élégante mais rien à voir avec la dernière fois…
Paul, lui, fut de très bonne compagnie. On a bien ri, bien bu aussi… Mais il n’y avait rien de tendancieux. Pourtant l’air de rien j’observais. Mais non que dalle. Pas de regard discret de l’un vers l’autre, pas d’attouchement. Juste une bonne soirée entre amis.
J’avoue que j’étais un brin rassuré… Finalement, il n’y aurait peut être rien et cela ne serait pas plus mal. On pourrait toujours s’exciter l’un l’autre ensuite en imaginant tout ce qui aurait pu se passer…
Je crois que je n’ai jamais été autant amoureux de ma femme que ce soir là.
Un peu avant minuit nous sommes rentrés. Puis à la maison, on n’a pas trop trainé.
Paul devait dormir dans le salon, dans un canapé lit, et nous, on est allé dans la chambre.
On était dans le noir, assis dans le lit le dos au mur. J’avais un bras passé autour des épaules d’Hélène et je lui ai dit « alors, comment ça c’est passé ? »
Elle m’a répondu « je crois que tu vas être excité »
J’avoue que je me disais qu’elle allait me raconter un petit truc coquin, comment il avait essayé de la chauffer, comment elle lui avait fait de l’œil…
Je lui ai demandé alors de me raconter et là elle m’a dit : « on l’a fait ».
J’ai crû n’avoir pas compris mais à la boule qui s’est formé dans ma gorge, j’ai tout suite su. J’ai essayé de paraître zen et c’est d’une voix étranglé que je lui ai demandé de me raconter.
Elle m’a dit qu’ils avaient couché ensemble dans l’après midi.
Le monde s’est écroulé pour moi. J’avais un vide dans la poitrine, j’avais la tête qui tournait.
J’étais content d’être dans le noir. Je me suis dit que j’avais perdu ma femme, celle que j’aimais, la future mère de mes enfants…
Je lui ai demandé d’être un peu plus précise. Elle m’a dit qu’ils étaient dans le salon, assis tranquillement à parler de tout et de rien. Ils ont bu un coup (margarita maison), puis il y a eu un moment de silence. Il s’est alors approché d’elle et l’a embrassée. Tout est allé très vite ensuite et en un rien de temps « ils se sont retrouvés nus et ont faire l’amour » (pour reprendre son expression exacte).
J’étais dévasté !
Je voulais plus de détails, comme pour me faire plus de mal, mais elle m’a dit que c’était intime.
Et une deuxième claque dans la gueule.
A ce moment là, je n’étais absolument pas excité. Je savais que c’était de ma faute, que j’avais tout fait depuis deux ans pour en arriver là. Je m’en voulais et ne savais pas quoi faire.
Je crois que j’avais besoin d’être seul.
Dans les minutes qui ont suivi, j’ai vraiment joué la comédie pour ne rien laissé paraître. Au contraire, j’ai fais comme si c’était la meilleure chose que j’avais apprise depuis bien longtemps. Et là, je lui ai demandé, preuve d’un certain masochisme, si cela avait été bien… et si elle souhaitait recommencer…
Evidemment, elle m’a dit que cela avait été super excitant.
J’étais au bord de la suffocation. De loin la pire expérience de ma vie.
J’ai enchainé en lui disant que ce qui m’exciterait énormément (désir de me faire souffrir, je ne vois que ça) ça serait qu’elle aille le retrouver maintenant… Qu’elle lui dise que je dorme et qu’elle en avait trop envie…
Je n’ai pas été déçu. Elle m’a fait un petit bisou et m’a dit OK. Elle s’est levée tout doucement sans faire de bruit (il était pas loin de deux heures du mat) et a refermé la porte de la chambre derrière elle, me laissant seul, isolé, abandonné !
Voilà, il suffisait de deux mots pour qu’elle aille coucher avec un autre.
Le salon et la chambre sont reliés par un couloir. Il n’y a pas de porte qui sépare le couloir du salon, seule la chambre en est équipée d’une.
Au bout de même pas cinq minutes, je me suis levé pour aller espionner ce qui se passait.
J’ai essayé de faire le moins de bruit possible. Je crois que j’ai jamais mis autant de temps pour parcourir une distance de cinq mètres…
J’entendais des petits bruits, discrets. Je suis arrivé à l’angle du couloir et du salon. Le canapé lit est contre le mur de gauche quand on arrive dans la pièce. De là où j’étais, en me penchant légèrement, je voyais donc les pieds de Paul et bien sur ma femme.
J’avais la gorge ultra sèche. Je regrettais de n’avoir pas bu un coup… Je voyais ma femme toujours en nuisette, allongée sur lui. Ils se roulaient des pelles à n’en plus finir. Ils n’avaient pas perdu de temps…
Le salon donne sur la rue et un lampadaire permettait de donner une très faible mais certaine luminosité.
Il lui dit quelque chose. Elle se met a descendre et attrape les bords de son caleçon. Je le vois lever les fesses. Le sommier grince un peu et elle lui retire complètement. Elle pose le caleçon par terre et se penche pour le prendre en bouche.
Je vois ma femme en train de sucer son ex. Une certaine excitation nait en moi. Je commence à me toucher en voyant ça. Putain, je n’en revenais pas.
Lui, pendant ce temps à posé une main sur sa tête et marque le rythme de plus en plus sec et elle, elle suit la cadence. J’entends des bruits de succion, je me dis que je suis dans un rêve éveillé.
J’ai le dos en miette à force de me pencher et me yeux commencent à être fatigués à force de forcer dans le noir.
Au bout d’un moment, il dit autre chose et je la voie se déshabiller.
Lui se lève et elle reste à quatre pate. Dans la lumière, je distingue mal sa queue, trop rapide pour que je puisse vraiment me rendre compte de quoi que ce soit. Il passe derrière elle, lui appuie sur le haut du dos et elle s’applatie en gardant les fesses relevées.
Je le vois la pénétrer, et il commence à lui mettre, lentement d’abord mais on sent qu’il veut aller le plus loin possible, puis il accélère et lui met des grands coups.
Putain, il baise ma femme ! J’entends des bruits de clapotements, elle doit être trempée pour que cela fasse ce bruit. Lui continue a s’exciter.
Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais à un moment il s’est mis à trembler et à jouit, dans ma femme.
Il est resté en elle un moment, s’est retiré et c’est là que j’ai compris qu’ils avaient baisé sans capote.
J’étais effaré ! C’est vrai qu’on en n’avait jamais parlé mais ça me semblait tellement évident.
Quelle conne ! j’étais écoeuré !
Je me suis dit que le salaudl voudrait peut être aller aux toilettes alors je suis reparti vite fait dans ma chambre le plus discrètement possible.
Je n’avais pas les idées très claires. Je me suis branlé sur le bord de mon lit en revisionnant ce que j’avais vu. Je crois que j’ai éjaculé deux litres.
Après ça, je me suis allongé dans le lit en me disant deux choses, l’une que la journée du lendemain allait être difficile, l’autre qu’il fallait que je parle à ma femme des capotes. Je me suis endormi là-dessus.
Helène est venue me rejoindre au petit matin avant que je me lève…